Troubles du Spectre Autistique (T.S.A):

 

Connus depuis quelques années sous l'appellation de Troubles Envahissants du Développement (T.E.D) ou encore "Autisme", les Troubles du Spectre Autistique (T.S.A) sont des troubles neuro- développementaux d'origine biologique.

 

D’après la Classification Internationale des Maladies CIM 10, ce groupe de troubles se caractérise par :

« des altérations qualitatives, des interactions sociales réciproques et des modalités de communication, ainsi que par un répertoire d'intérêts et d'activités stéréotypé et répétitif ».

 

Depuis 2013, on parle plus de Trouble Autistique et de syndrome d'Asperger.

 

Critères diagnostiques (DSM IV):

Trouble autistique (Autisme):

A. Difficultés persistantes sur le plan de la communication et des interactions sociales (présentes ou à l’histoire) (3 de 3 symptômes).

1. Réciprocité socio-émotionnelle (initiative et réponse sociale, conversation, partage d’intérêt et d’émotions).

2. Déficit dans la communication non-verbale (coordination des moyens de communication verbaux et non verbaux; intégration des moyens verbaux et non verbaux au contexte; utilisation et compréhension du contact visuel, des gestuelles, de la posture, des expressions faciales).

3. Difficulté à développer, maintenir et comprendre des relations sociales appropriées pour l’âge; difficulté à adapter son comportement à différents contextes sociaux, difficulté à partager le jeu symbolique et imaginaire avec autrui, absence manifeste d’intérêt pour autrui.

 

B. Comportements stéréotypés et intérêts restreints (présent ou à l’histoire) (2 de 4 symptômes)

1. Utilisation de mouvements répétitifs/stéréotypés, utilisation particulière du langage (écholalie différée, phrases idiosyncratiques, propos stéréotypés) et des objets (p.ex. alignement d’objets, rotation d’objets).

2. Insistance sur la similitude, aux routines et rituels verbaux ou non verbaux (p.ex. détresse importante face aux moindres changements, difficultés avec les transitions, pensées rigides, rituels de salutation figés, nécessité des mêmes itinéraires, manger la même nourriture, etc.)

 

C. Les symptômes doivent être présents depuis la petite enfance mais il est possible qu’ils se manifestent pleinement seulement au moment où les demandes sociales dépassent les capacités individuelles.

▶ Écart entre les capacités et les exigences de l’environnement,

▶ Reconnaissance que les manifestations peuvent être masquées par les interventions, la compensation individuelle et le support offert à la personne TSA.

 

D. Les symptômes limitent ou altèrent le fonctionnement quotidien.

 

E. Perturbations pas mieux expliquées par une DI ou un RGD.

- Comorbidité* plus fréquente entre TSA et DI;

- Pour le DX différentiel, le développement de la communication sociale devrait être inférieur au stade attendu.

 

* Comorbidité: symptôme secondaire ou associé,

 

Syndrome d'Asperger (SA)

       A. Altération qualitative des interactions sociales, comme en témoignent au moins deux des éléments suivants:

(1) altération marquée dans l'utilisation, pour réguler les interactions sociales, des comportements non verbaux multiples, tels que le contact oculaire, la mimique faciale, les postures corporelles, les gestes,
(2) incapacité à établir des relations avec les pairs correspondant au niveau du développement 
(3) le sujet ne cherche pas spontanément à partager ses plaisirs, ses intérêts ou ses réussites avec d'autres personnes (p. ex., il ne cherche pas à montrer, à désigner du doigt ou à apporter les objets qui l'intéressent)
(4) manque de réciprocité sociale ou émotionnelle.
B. Caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités, comme en témoigne au moins un des éléments suivants:
(1) préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d'intérêt stéréotypés et restreints, anormale soit dans son intensité, soit dans son orientation (ex. fascination pour les horaires de train)
(2) adhésion apparemment inflexible à des habitudes ou à des rituels spécifiques et non fonctionnels
(3) maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs (p.ex., battements ou torsions des mains ou des doigts, mouvements complexes de tout le corps)
(4) préoccupations persistantes pour certaines parties des objets.
C. La perturbation entraîne une altération cliniquement significative du fonctionnement social, professionnel, ou dans d'autres domaines importants. 

D. Il n'existe pas un retard général du langage significatif sur le plan clinique (p. ex., le sujet a utilisé des mots isolés vers l'âge de deux ans et des phrases à valeur de communication vers l'âge de 3 ans).

E. Au cours de l'enfance, il n'y a pas eu de retard significatif sur le plan clinique dans le développement cognitif ni dans le développement en fonction de l'âge, des capacités d'autonomie, du comportement adaptatif (sauf dans le domaine de l'interaction sociale) et de la curiosité pour l'environnement.

F. Le trouble ne répond pas aux critères d'un autre trouble envahissant du développement spécifique ni à ceux d'une schizophrénie.